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Édition N°4 - mai : une chanson dans la tête et un manuscrit sous le bras...

  • 6 mai
  • 5 min de lecture

Chers déliés,


Le mois de mai s’est glissé chez nous avec cette nonchalance que je lui envie tant. Entre deux ponts, trois rayons de soleil et l’odeur de l’herbe coupée, il nous murmure de ralentir et de ne rien faire d’autre, parfois, que regarder les nuages passer (et imaginer des formes d’animaux, si on a gardé notre âme d’enfant). 

 

Dans mon bureau pourtant, c’est une tout autre musique qui résonne. Si le dicton dit « En mai, fais ce qu’il te plaît », mon mois de mai à moi a décidé de jouer les chefs d’orchestre légèrement fantasques. Je jongle entre des effluves de sapin de Noël, une chanson des années 50 qui refuse obstinément de quitter ma tête, et le grand tourbillon de l’édition qui, lui, ne prend jamais vraiment de jours fériés.

 

Alors, avant que le monde ne s'agite à nouveau, installez-vous confortablement. Prenez ce moment pour vous, comme une parenthèse de douceur. Je vous ouvre la porte de mes coulisses, avec leurs doutes, leurs petites victoires et leurs éclats de rire rock’n’roll.

 

Bienvenue dans ce petit désordre créatif qui me tient tant à cœur.


Quatre mains, une plume et un piano pour créer ma propre BO

Vous vous souvenez peut-être de mon combat épique avec la SACEM en février ? Je voulais absolument intégrer une chanson des années 50 à mon roman, un peu comme une bande-originale de film. Eh bien, après des retours... disons, laborieux, j’ai décidé d’inventer la mienne (puisque apparemment, devenir Mozart est plus simple que d'obtenir un tampon administratif).

Comme mon compagnon est pianiste, l’idée s’est imposée avec une évidence presque tendre : à moi les mots, à lui les notes (et à nous deux les débats passionnés pour savoir si un do dièse sonne vraiment « romanesque »). J’ai trouvé le thème, la couleur, la nostalgie. Il me reste encore à réajuster certains passages pour que la montée en puissance épouse parfaitement ses doigts sur le clavier. C’est étrange, émouvant, un peu fou aussi… et j’aime infiniment l’idée qu’un morceau né dans un coin de salon puisse un jour venir se loger dans vos têtes. Qui sait, peut-être que l’un d’entre vous la fredonnera, un matin, sans même s’en rendre compte… Car il est bien possible qu’un QR code, glissé dans le roman, vous permette d’en découvrir la mélodie.



Noël au printemps : la phase 1 est terminée !


C’est officiel : j’ai posé le point final à la rédaction de mon projet spécial Noël. Et non, ce n’est pas un roman, je garde encore un peu de mystère, sinon ce ne serait pas drôle. Et puis, avec les beaux jours, on n’est pas vraiment dans le thème. On rêve davantage d’après-midi de farniente sur un transat au soleil que de doudoune et de nez qui coule.

On pourrait croire qu’à ce stade, on ouvre le champagne et on se repose enfin. En vérité, ce n’est que la moitié du chemin. Voici venue la fameuse « phase 2 » : la relecture, les corrections, la chasse aux incohérences, le polissage patient de chaque phrase et de chaque virgule.

 

C’est une étape à la fois précieuse et vertigineuse. Celle où l’on se retrouve seule face à son texte, face à soi-même aussi. J’ai l’habitude de travailler dans mon coin, de construire mes projets à voix basse, sans trop en parler autour de moi. Alors devenir sa propre correctrice, c’est un peu comme essayer de se chatouiller soi-même : ce n’est pas toujours très efficace.


En quête d'un regard neuf

(merci Maman, merci Papa)


Cette fois-ci, j'ai décidé de ne pas rester seule dans mon donjon (comprenez mon bout de canapé sur lequel j’ai mené ce projet. Le glamour de l'écrivain, c'est surtout des miettes de croissant sur un plaid). J’ai sollicité l’œil de mes parents pour une première lecture. C’est une étape cruciale avant de passer aux bêta-lecteurs.

Parce que l’édition, au fond, ressemble souvent à un parcours du combattant en chaussettes. Il faut penser aux corrections professionnelles, quand le budget le permet. Préparer un pitch. Écrire une bio sans avoir l’impression de se vendre sur un marché (« Vends romancière passionnée, peu servie, livre ses secrets contre un carré de chocolat »). Monter un dossier solide, précis, convaincant. Et puis envoyer.

Et après ? Le grand saut. Le silence. Cette drôle de zone blanche dans laquelle les maisons d’édition, souvent, ne répondent même pas pour dire non. C’est ingrat, c’est le blackout total, mais c’est aussi ce qui rend la victoire encore plus savoureuse lorsqu’on décroche un contrat de publication. Ne jamais abandonner !



Mes roses vont fleurir en Italie !


Là où refleurissent les roses traverse les Alpes ! Le contrat a été officiellement signé pour une traduction en Italie, et le projet est déjà lancé (je cherche encore comment on dit « romance cosy » avec les mains).

Imaginez :

mon roman pourra être commandé et disponible dans 5 000 points de vente italiens ! Savoir qu'il sera présent sur les étagères de tant de librairies, de Milan à la Sicile, me donne un vertige absolument délicieux. J’ai même eu la surprise de recevoir un mail de Luisa, qui va avoir la délicate mission de traduire l'histoire de la Roseraie dans la langue de Dante. Ses premiers mots m’ont fait fondre :

« Je suis en train de goûter la lecture de votre œuvre et j'aime votre style. Je suis donc très impatiente de commencer mon travail (ça va être bientôt). »

 

« Goûter » ma lecture... Je trouve cette expression tellement poétique. Savoir que mes roses vont bientôt fleurir en italien, c'est un peu comme si Valfleury s'installait en Toscane. Je vous tiendrai bien sûr au courant de la suite de cette aventure bellissima (je commence officiellement mon entraînement intensif à base de pizza et de gelato) !



On se voit à Bessenay (Rhône) ?

N'oubliez pas, le 30 mai pour le Printemps des Arts de Bessenay où je serai en dédicaces ! Je m’entraîne chaque jour à :

- Écrire une dédicace intelligente tout en écoutant votre prénom.

- Ne pas confondre mon stylo avec ma tasse de thé (écrire à l’Earl Grey est un concept probablement mésestimé, mais souvent, la lisibilité en pâtit).


J'ai tellement hâte de vous rencontrer « en vrai ». 


Merci d'avoir pris le temps de lire jusqu'ici... Je vous embrasse, entre deux lignes (et deux rimes vintage).


Ode Hélie



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Mon petit baume du mois :

a sensation d'avoir terminé un premier jet. C’est fragile, c’est imparfait, mais ça existe. C'est comme une petite graine qu'on vient de planter et qui ne demande qu'à devenir un jardin.


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