Ode Hélie : un Voyage Émotionnel au Cœur de l'Écriture
- 27 févr.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 mai
Chers déliés,
Je n'avais pas prévu que le mois de mars me ramènerait aussi loin. Je pensais vous parler d'un manuscrit en cours, de mon site internet et de lignes de code apprivoisées à minuit passé. Je voulais partager la fierté enfantine d'avoir construit, seule, mon petit chez-moi numérique.
Mais en réalité, ce mois-ci, quelque chose de plus ancien s'est réveillé. Quelque chose de plus grand que moi.
☕️ Alors, installez-vous confortablement, prenez un bon thé (ou prolongez l'hiver avec un dernier chocolat chaud à la guimauve, je ne vous jugerai pas !) et bienvenue dans ces quelques confidences pour accueillir ensemble les prémices du printemps.
1949 : Quand l'Histoire M'écrit

Février m'a redonné l'élan pour reprendre l'écriture de mon fameux « Projet 1949 », une romance interdite. Mais mars lui a donné une âme. Mon père a créé un blog familial suite à des recherches généalogiques incroyables remontant jusqu'en 1610. J'ai découvert avec émotion que mes aïeux avaient accueilli Joséphine (la femme de Napoléon !) à leur table. L'influenceuse de l'époque... la classe, non ?
Mais ce qui m'a vraiment touché, c'est l'histoire de mes grands-parents : Nanou et Gisèle. Imaginez la Lozère au sortir de la guerre. Les cicatrices de l’Occupation sont encore fraîches. Le rationnement est partout. Mais la jeunesse, elle, a une faim de vivre que rien n'arrête.
Nanou arrive dans un village marqué par l'ombre d'une Kommandantur, avec pour seule arme son accordéon sous le bras. C’est dans l’effervescence d’un bal de 1946 que son regard croise probablement celui de Gisèle. Une valse qui allait durer plus d’un demi-siècle. En lisant le récit de leur mariage en 1947 (sans robe blanche ni repas démesuré à cause des privations, mais avec tout l'amour du monde), j’ai senti mon intrigue s’aligner.
Désormais, quand j'écris, il me semble presque entendre Nanou jouer de l'accordéon. Peut-être est-ce un signe, car la scène de bal est la colonne vertébrale de mon roman. J'ai pu avancer à pas de géant et j'ai si hâte de vous partager ce souffle-là.
Le Hic : Les Obstacles de la Création
Je dois vous avouer un secret de fabrication : j'écris ce livre comme je regarde un film. Dans ma tête, chaque scène est d'une clarté absolue, très visuelle et émotionnelle... mais aussi auditive. Depuis le premier mot, une bande-son m'accompagne. C'est une vieille chanson, un trésor oublié qui rythme mes phrases et donne son souffle à l'intrigue. Parfois, j'arrête d'écrire juste pour l'écouter et m'imprégner de sa mélancolie.
Voulant faire les choses « bien », j'ai entamé un véritable parcours du combattant pour obtenir le droit de partager les paroles dans le roman. J'ai écrit à la SACEM, qui gère les droits d'auteurs/compositeurs/éditeurs de musique (qui a botté en touche), puis à la SEAM. J'ai fini par échanger avec une personne touchée par mon projet de « garder en vie » cette œuvre. Mais je me suis heurtée à un mur invisible : l’éditeur est décédé, son catalogue n'a jamais été racheté et aucun ayant droit n’est trouvable.
C’est l’impasse. La trace de ce « petit éditeur » s’est effacée (pas assez pour tomber dans le domaine public), emportant avec elle la possibilité légale d'utiliser ces mots. Cela me serre le cœur de penser que de magnifiques œuvres finissent par s'éteindre avec leur créateur, faute de pouvoir être transmises. Pourtant, je n'arrive pas à imaginer ce roman sans cette mélodie... Elle est son âme, son battement de cœur. C’est frustrant, presque injuste, de se dire que la loi peut ainsi étouffer un souvenir.
Je ne sais pas encore comment je vais résoudre ce dilemme, mais je refuse de laisser cette musique mourir tout à fait. La loi dit non. Le cœur dit oui. Il faut que je trouve…
Apprivoiser la Technique : Mon Nouveau « Chez-Moi » Numérique

Ce mois-ci, je me suis lancée un défi de taille : créer mon propre site internet. Ce n’est absolument pas mon métier. Je n’ai pas l’œil d’une directrice artistique, mais j’avais ce besoin viscéral d'être autonome. Je voulais un endroit à moi, un espace où je pourrais vous partager mes écrits sans filtre et sans attendre.
Je ne vous cache pas que j'ai parfois eu envie de tout fermer d'un clic rageur face à un écran récalcitrant... J’ai passé trois semaines à dompter des « automations » (oui, j'apprends enfin le vrai jargon technique) ! Derrière ce mot un peu froid se cachent de jolis messages que j'ai configurés pour vous atteindre directement dès que vous téléchargez un bonus ou commandez un livre.
Je voulais un design qui me parle : doux, chaleureux, réconfortant. Même si des professionnels auraient sans doute fait mieux, je ressens une vraie fierté devant le résultat. Vous pouvez donc désormais découvrir ici mon petit sanctuaire numérique, et j'y ai mis beaucoup de mon cœur.
🎁 La Surprise du Mois pour Toi :
Pour fêter cette pendaison de crémaillère virtuelle, 2 bonus gratuits t'attendent déjà sur le site :
L’Art de Refleurir : Votre Choix
Enfin, ce mois a aussi été marqué par vos votes sur Instagram ! C’est la couverture n°2 qui l’a emporté pour le « Carnet pour refleurir ». Merci d'avoir pris le temps de me donner votre avis, cela compte énormément pour moi. Ce guide, conçu comme un supplément à mon roman Là où refleurissent les roses, est désormais prêt, avec son nouveau style plus doux. Il est disponible en téléchargement pour vous accompagner dans vos propres éclosions.
Des Nouvelles de Mon Manuscrit : Et de Mon Ego !

Je voulais partager avec vous la suite des coulisses de mon manuscrit, Demain, j’apprends à danser. Comme vous le savez, ce récit feel-good et initiatique cherche encore sa maison d’édition, même s’il a déjà la chance de figurer dans le TOP 10 des romans de l’été 2026.
La semaine dernière, j'ai reçu un refus. L'histoire n'entre pas suffisamment dans leur ligne éditoriale. Soit. Rien d'extraordinaire, me direz-vous ? Le quotidien d'un auteur est souvent pavé de lettres types. Mais celui-ci avait une saveur différente. Ce n'était pas un message automatique, mais un véritable retour humain d'une maison d'édition d'envergure nationale :
"Votre projet prouve que vous avez un réel talent pour construire des histoires captivantes et bien menées. Nous avons par ailleurs particulièrement apprécié votre plume ; n'hésitez pas à nous faire parvenir de nouveaux projets."
Voir le verre (très) à moitié plein. Alors oui, le « petit décalage » recherché pour leur collection spécifique manquait à l'appel. Mais quand une grande maison souligne la qualité de ma plume et la structure de mon récit, je choisis de ne voir que ça. C’est une validation précieuse qui me donne une énergie folle pour la suite.
Je vous embrasse, entre deux pages,
Ode Hélie
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Mon Petit Baume du Mois : Profiter des premiers rayons de soleil, entendre les oiseaux reprendre possession du jardin et sentir que, doucement, tout recommence.











J’espère que tu pourras trouver la solution pour la musique ! Merci pour ce moment de partage